Le guide des voyages en cargo et autres navires : paquebots, car-ferries, navires mixtes, brise-glace, navires scientifiques, grands voiliers, caboteurs, etc. / Passion du livre

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Couverture du livre Le guide des voyages en cargo et autres navires : paquebots, car-ferries, navires mixtes, brise-glace, navires scientifiques, grands voiliers, caboteurs, etc.

Auteur : Marc-Antoine Bombail | Hugo Verlomme

Date de saisie : 03/04/2012

Genre : Guides Tourisme, Voyages

Editeur : Ed. des Equateurs, Sainte-Marguerite-sur-Mer, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782849901120

GENCOD : 9782849901120

Sorti le : 24/11/2011

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  • La présentation de l'éditeur

Des centaines de routes à travers mers et océans, des destinations mythiques : New York, Valparaiso, Singapour, Sydney, Papeete, Shanghai, Yokohama, Vancouver... Des pôles aux tropiques, des îles aux fjords arctiques, ce sont 72 % de la planète qui s'ouvrent à nous.

Devant la surprenante variété des navires et des destinations, les voyageurs, de plus en plus nombreux, se tournent vers la mer et les bateaux, heureux de trouver une alternative aux voyages de masse et à la dictature de l'avion. Aucun doute, le voyage maritime est dans l'air du temps et ce phénomène de société s'étend au monde entier.

Ce guide unique en son genre propose des itinéraires, des navires, des contacts, des conseils et des témoignages. Internet a bouleversé le paysage. Les sites se multiplient et les voyages se prolongent sur la Toile : mails, réseaux sociaux, blogs, films, photos, forums, webcams, géolocalisation. En bonus, on trouvera donc ici un petit guide internet du bourlingueur.

Au-delà des informations pratiques, ce livre reflète aussi un changement de société qui se traduit par la volonté de ralentir et de polluer moins, pour mieux savourer sa propre existence...
Slow is beautiful !





  • La revue de presse Alexandra Schwartzbrod - Libération du 8 mars 2012

Feuilleter cet ouvrage est un voyage en soi. Ainsi ce tour du monde en paquebot qui part de Nassau aux Bahamas pour arriver à Barcelone en passant par La Havane, le canal de Panama, Puntarenas, Hilo, Kobé, Shanghai, Hongkong, Port-Louis, Cape Town, et Takoradi...
Ce livre-là a l'immense mérite de donner tous les renseignements utiles, y compris les sites web donnant accès aux webcams qui permettent de visualiser en temps réel le pont d'un bateau. A lire d'urgence si l'on rêve d'échapper à l'avion et aux voyages de masse.



  • Les premières lignes

Slow is beautiful

Les sept éditions de ce guide reflètent l'extraordinaire mutation qui a eu lieu ces vingt dernières années dans les domaines du voyage et du tourisme. En quelques décennies, l'avion a livré les moindres recoins de la planète aux voyageurs avides. Plus de 80000 vols sillonnent le ciel chaque jour, et s'envoler aux antipodes pour passer un week-end n'a plus rien d'irréaliste. Mais voilà qu'après cette gabegie aéronautique, qui n'est pas sans conséquences sur les peuples et sur l'environnement, on voit poindre parmi les voyageurs une folle envie de lenteur, d'autre chose que le stress de la vitesse.
Voyager n'est-il pas avant tout un état d'esprit, plutôt qu'une performance kilométrique ? Le vrai voyage ne consiste-t-il pas à aller à pied, à cheval, à vélo, en bus, en stop, en train, en bateau ? Partir en cargo (ou sur tout autre navire) procède de ce même état d'esprit et nous donne l'occasion de nous ouvrir sur ce qu'il y a de plus grand ici-bas : la mer.
A la fin des années 1980, l'avion avait à ce point envahi l'espace touristique, que le voyage en cargo semblait relégué à un passé révolu, improbable vestige d'une époque romantique. Avant le règne dévorant de l'image, nous rêvions encore d'îles lointaines et de traversées interminables, sous la plume d'écrivains tels que Conrad, Cendrars ou Kerouac, nous étions les enfants de Tintin, dont les voyages et les aventures se déroulaient si souvent sur les mers.
L'avion c'est le tourisme, le bateau c'est le voyage. Éviter au maximum l'avion entraîne de nombreuses conséquences inattendues, des détours, des changements de programme, qui sont l'essence même du voyage. D'où la belle formule de Stevenson qu'on trouve en exergue de la première édition du Guide : "Voyager plein d'espoir est mieux que d'arriver". Tout est dit dans cette simple phrase, d'autant qu'étymologiquement, voyager signifie "parcourir le chemin", et non "parvenir à destination". Or, l'avion arrive, il ne voyage pas. Il gomme les territoires, écrase la notion de temps et de distance, ce qui non seulement rétrécit le monde, mais le pollue, intellectuellement et physiquement.
Après avoir moi-même voyagé à moto, en voiture, en bus, en train (des noms qui font rêver : Orient Express, Tamil Nadu Express, Transsibérien, Transcanadien, Trans-Américain), en bateau, j'ai pris la mesure, jour après jour dans la poussière des chemins, de ce grand corps que nous prétendons parcourir : la Terre. L'avion induit la notion d'urgence : les trajets - même au bout du monde - ne se calculent plus en jours, mais en heures. Comme l'avait redouté Kerouac : «L'ère de l'avion crucifie le vagabond».
Je bénis le ciel de m'avoir poussé sur les flots ! J'ai vécu parmi mes plus beaux souvenirs de voyage à bord de navires hétéroclites, caboteur indien, cargo mixte chinois, ferry soviétique, bananier français, porte-conteneurs au long cours, paquebot polonais... J'y ai fait d'inoubliables rencontres, et ces traversées m'ont amené dans des escales, des ports, des pays, des mers, où je ne serais jamais allé autrement.


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