Les baisers / Passion du livre
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.. Les baisers

Couverture du livre Les baisers

Auteur : Serge Bramly | Jean Coulon

Date de saisie : 15/04/2012

Genre : Arts

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 39.90 €

ISBN : 978-2-08-126611-7

GENCOD : 9782081266117

Sorti le : 08/02/2012

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  • La présentation de l'éditeur

Symbole de la passion amoureuse ou de l'amour maternel, mais aussi de la transgression et de la mort, la représentation du baiser occupe une place très particulière dans l'histoire de l'art, à presque toutes les époques, depuis le décor antique jusqu'à la création contemporaine.

Les Baisers illustrent les amours d'Éros et de Psyché, celles de Jupiter, celles de Paolo et Francesca et les confrontent aux mythes de l'Inde et du Japon pour tenter de comprendre pourquoi certaines cultures et certains artistes ont accordé une telle place à la figuration de lèvres qui s'unissent.

L'ouvrage rassemble quelque 150 chefs-d'oeuvre, d'Hokusai à Cindy Sherman, de Jérôme Bosch à Roy Lichtenstein, de Giotto à Picasso, de Bronzino à Brancusi.
Le texte érudit de Serge Bramly, à la fois analytique et évocateur, est nourri de descriptions et d'anecdotes poétiques.

Romancier, critique d'art, photographe et scénariste, Serge Bramly est l'auteur de nombreux essais, en particulier de biographies d'artiste, telles que Léonard de Vinci et Man Ray. Il a reçu le prix Interallié en 2008 pour son roman Le Premier Principe, le Second Principe (JC Lattès).

Jean Coulon est collectionneur d'art, producteur de films et membre du conseil d'administration du musée Maillot, à Paris.





  • La revue de presse Annick Colonna-Césari - L'Express, avril 2012

L'art du baiser, tendre ou fougueux, léger ou carnassier, rejoint l'histoire de l'humanité et de ses mythes. Sa représentation recèle symboles, énigmes et anecdotes, que Serge Bramly dévoile d'une plume érudite. Au fil de ces pages délicieuses et joliment illustrées, le lecteur voyage...



  • Les premières lignes

Préliminaires

Parlant du baiser et de sa représentation dans l'art, le mot d'introduction me semble moins bien convenir que celui de préliminaires. Introduction est brutal, et la brutalité, ici, ne mènerait à rien.
Qu'il soit amoureux ou de salutation, le baiser est d'abord acte de reconnaissance. On s'incline, on se prend les mains, on échange un baiser. Attitude soumise, embrassade : le rituel remonte à la plus haute Antiquité. Déjà dans la Bible : «Moïse alla devant son beau-père, se prosterna et le baisa. Ils se saluèrent avec des paroles de paix, et Jethro entra dans la tente de Moïse» (Ex. 18, 7). La bouche effleure la joue ou les lèvres et se présente sans défense, humble et offerte, en position de faiblesse, peut-on dire, de façon à signifier des intentions amicales. Cela permet en même temps de flairer l'autre, de s'en faire une idée, de sonder ses intentions à lui. - Je n'ai rien à te cacher, suggère la pantomime, et j'en attends autant de toi. - Ainsi le baiser peut-t-il sceller un pacte.
Dans le rapport amoureux, la prise de contact par les lèvres, avec la langue, n'a pas un rôle moins exploratoire. Trente-quatre muscles faciaux, douze paires de nerfs relevant des cinq sens, sans parler de dizaines de milliers de papilles entrent en action, activent des neurotransmetteurs, libèrent des hormones : l'ocytocine, favorable aux interactions sociales, à l'empathie, à l'attachement, la sérotonine, régulatrice du rythme de veille et des fonctions sexuelles, l'adrénaline, source d'énergie, la dopamine, qui induit bien-être et plaisir. Et ce n'est pas leur seule fonction. Ainsi sollicité, notre laboratoire intérieur en profite pour effectuer des dizaines de tests. Tandis que les paupières se ferment, que les lèvres s'humidifient et s'arrondissent, il analyse avec autant de discrétion que d'empressement les aptitudes de notre partenaire, ses dispositions profondes à notre égard et, grâce à un examen minutieux de sa peau, de ses muqueuses, de son odeur, de ses sécrétions, nous renseigne, de façon subliminale, sur ses capacités reproductives, sur son système immunitaire, sur tout ce qui pourrait enfin favoriser la perpétuation de l'espèce dont la survie est toujours l'objectif ultime. Sommes-nous compatibles ? Est-ce l'élu(e) ?
De même, le baiser de tendresse permet-il à la mère de reconnaître d'abord son enfant, et d'être reconnue par lui ; il identifie autant qu'il rassure.
Toutes ces entreprises réclament du tact, de la douceur, une certaine confiance en soi, de l'instinct, de la patience, de la détermination, et, à défaut d'expérience, une curiosité de type ludique. On sait bien, de nos jours, que l'essentiel reste à venir. Le baiser n'est pas une fin en soi, mais une amorce, une entrée en matière, un préambule, l'initiation d'un mouvement - un tremplin, dans le meilleur des cas, un déclencheur. Les amoureux peuvent après tout s'en tenir là, comme dans les flirts adolescents. Tant que l'on se limite au baiser, aucun Rubicon n'est franchi : on se contente d'arpenter les berges du fleuve, de sonder sa profondeur, d'apprécier le débit et la température de l'eau - d'éprouver les affres exquises de la tentation. Le plaisir ressenti n'y change rien ; les choses sérieuses commencent au-delà.

(...)


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