Saint-Flour, histoire d'une forteresse, Histoire d'une cité. Des origines au début du XXIe siècle / Passion du livre

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Couverture du livre Saint-Flour, histoire d'une forteresse, Histoire d'une cité. Des origines au début du XXIe siècle

Auteur : Pierre Chassang

Préface : Pierre Moulier

Illustrateur : Jean-François Ferraton

Date de saisie : 19/12/2011

Genre : Histoire

Editeur : CREER, Brioude, France

Prix : 38.00 €

ISBN : 9782848194103

GENCOD : 9782848194103

Sorti le : 19/12/2011

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • La présentation de l'éditeur

Ce livre propose au lecteur la première histoire de Saint-Flour qui embrasse la période s'étendant de l'implantation du village gallo-romain du Bel Air jusqu'à l'époque contemporaine, avec un luxe d'illustrations, dont beaucoup sont inédites.

Au fil des pages, le lecteur pourra appréhender comment la vie de la communauté "sancti-flori" a évolué, de siècle en siècle, et comment elle s'est inscrite dans l'histoire nationale, notamment pendant "les riches heures du Moyen Age" et, plus près de nous, par exemple, lors des événements tragiques de la Résistance et de la Libération.

La construction toujours recommencée et sans cesse améliorée de ses remparts y livre ses secrets ; la glorieuse défense de la ville haute par ses habitants organisés en milices y est contée, expliquée, commentée, corroborée par les lettres royales chaleureuses dépêchées aux consuls, documents exceptionnels conservés aux archives municipales, et par les visites intéressées de Charles VII et de son fils, le futur Louis XI ; car la vieille ville fortifiée a été considérée par plusieurs rois de France comme "La clef du royaume devers la Guyenne anglaise", toujours fidèle, toujours vierge à l'abri de ses murailles infranchissables.
Les conflits latents du consulat avec les Évêques successifs, seigneurs de la Cité épiscopale, jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, y sont relatés. L'urbanisation impulsée à la fin du XVIIIe siècle, notamment par l'évêque bâtisseur, Paul de Ribeyre, et le maire Spy des Ternes sera évoquée. La Révolution ne saura totalement éviter le vandalisme dommageable à la conservation de certains éléments religieux et nobles de son patrimoine historique et artistique, mais la délivrera d'une pesante seigneurie. Les temps modernes commencèrent alors sans lui donner élan et développement jusqu'au milieu du XXe siècle et à l'aube du XXIe siècle : sera mise en évidence la multiplication de ses équipements et de ses embellissements, ininterrompus, qui transformeront la ville et ses faubourgs, sans les dénaturer, et amélioreront considérablement la vie de ses habitants.

Comme à son habitude, Pierre Chassang a travaillé avec sérieux et méthode, à partir de sources sûres, de documents d'archives dépouillés avec toute la rigueur historique exigée.
Puisse ce livre porter un message, celui de l'attachement à une ville où il a fait son nid, et de la foi en son avenir.

De l'histoire régionale, celle qui se nourrit de la recherche inlassable dans les archives publiques et privées, celle qui s'affine au contact des gens et s'enrichit de la connaissance du pays, celle qui exalte l'amour de la petite patrie, Pierre Chassang a fait son violon d'Ingres et même, depuis sa retraite, son activité principale.
Cantalien né à Chaudesaigues en 1929, enseignant d'abord dans le département de la Loire, puis successivement dans les deux collèges de Saint-Flour, il s'est enraciné comme la bruyère dans les hautes terres de l'Auvergne. Ses articles et communications dans Auvergne-Magazine, la Revue de Haute-Auvergne, la Dépêche d'Auvergne, le Gonfanon, l'Écir, le bulletin de Cantal Patrimoine..., ses conférences, et surtout ses livres et ses brochures tendent vers un même but : ressusciter le passé de Saint-Flour et de tout son pays, entre monts du Cantal et mamelons de la Margeride, hauteurs du Cézallier au nord et plateaux de l'Aubrac au sud.
Chargé des affaires culturelles au sein du conseil municipal de la ville douze années durant, il fut aussi vice-président de la Société savante de la Haute-Auvergne avant de devenir le cofondateur et vice-président de Cantal Patrimoine.





  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos

Situation de la ville de Saint-Flour

Saint-Flour est le chef-lieu de l'arrondissement, que sa situation, des considérations économiques et humaines, des intérêts communs, présentent aussi sous l'appellation Pays de Saint-Flour-Haute-Auvergne. Cet espace, l'autoroute A 75 a contribué encore à l'individualiser.
L'attrait de la région clermontoise, la direction méridienne des axes de communication qui ont donné à Saint-Flour et son pays une ouverture sur la Limagne, et au-delà sur le Bassin Parisien au nord, ont permis très tôt des échanges commerciaux privilégiés avec le Languedoc au sud et fait longtemps de la ville fortifiée de Saint-Flour, selon une expression royale, «la clef du royaume devers la Guyenne anglaise», rempart inexpugnable jusqu'au XVIe siècle.
Le gigantesque cône du strato-volcan de 70 km de diamètre et 240 km de tour occupe le centre du département du Cantal. A la périphérie, les coulées les plus récentes ont recouvert de laves les pentes qui descendent de toutes parts vers l'extérieur, formant, de 1200 à 900 m, un très large éventail de plateaux doucement inclinés, tels les rayons d'une roue à partir du moyeu. Le plus caractéristique et le plus étendu est la Planèze de Saint-Flour qui s'interrompt brusquement à 880 mètres d'altitude au-dessus de la vallée fluviale creusée par la rivière l'Ander quelque peu élargie par l'érosion glaciaire du quaternaire. Ainsi le vaste cratère démantelé du volcan cantalien a recouvert de basaltes le plateau triangulaire de la Planèze ; et ses cratères périphériques, le promontoire sur lequel sera bâti la ville de Saint-Flour.
Celle-ci tire de son site naturel l'essentiel de sa beauté et lui emprunte un aspect majeur de sa personnalité. Topographiquement, c'est une ville originale qui se divise en trois parties : de part et d'autre de la rivière l'Ander, le faubourg s'est construit avec ses vieilles rues qui dégringolent la pente jusqu'au Pont Vieux à 786 mètres et ses quartiers récents du Bel Air et de Camiols qui sont montés à l'assaut du Pré de Pâques et des buttes environnantes ; la ville haute perchée comme un nid d'aigle sur le promontoire basaltique d'Indiciac, à 885 mètres d'altitude ; les quartiers nouveaux qui l'ont fait déborder bien au-delà de ses anciennes limites et la zone commerciale de Montplain qui cependant mord largement sur les communes limitrophes de Roffiac et d'Andelat.
Cent mètres au-dessous de ses murailles zigzague au Moyen Âge le grand chemin de France en Languedoc qui épouse alors les courbes de l'Ander, de nos jours carrefour routier conforté par le tracé de l'autoroute A 75 qui s'ouvre sur la ville au nord et au sud grâce à deux entrées. La fréquentation de cette voie de communication, trait d'union entre le pays d'oil et le pays d'oc à l'origine, à mi-chemin de Paris et de Barcelone en Espagne au XXIe siècle, fut et reste une aubaine pour Saint-Flour. Ville-frontière autrefois, forteresse inviolée au temps des guerres de Cent Ans et de religion, ville de passage depuis toujours, elle a mérité ce titre quelque peu prétentieux de «Capitale historique de la Haute-Auvergne» inventé au XXe siècle. Elle est Cité aussi depuis 1317 comme le prouvent les deux massives tours de la cathédrale qui, vues de la ville basse, semblent vouloir servir de trait d'union entre la terre et le ciel.


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