Passion du livre - tout sur le livre : Du goût des pierres et de Lapierre Marcel, vigneron de la rupture

_ Du goût des pierres et de Lapierre Marcel, vigneron de la rupture

Couverture du livre Du goût des pierres et de Lapierre Marcel, vigneron de la rupture

Auteur : J. Camille Goy

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Poésie

Editeur : J.-P. Rocher, Paris, France

Collection : Magenta

Prix : 14.00 € / 91.83 F

ISBN : 978-2-911361-64-7

GENCOD : 9782911361647

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  • La dédicace de l'auteur

Lorsque je parle de goût, qui peut se former dans le plus profond d'un hiver, c'est pour chercher où sont et d'où viennent ces émois, ces combustions, ces verticalités, ces fraîcheurs qui nous font renaître. En connivence avec la langue même.
Lorsque je dis pierres c'est pour mieux entrevoir l'obstacle, et puis le solfier, et ne revendiquer en fait que le travail lapidaire.
Lorsque je désigne Lapierre Marcel, homme d'une vigne sans morgue mais homme d'un orgueil salubre, c'est pour dire que certains existent qui, mieux que d'autres, cherchent à faire parler le minéral. À peine sont-ils vignerons. Ils habitent le temps.
Lorsque je désigne Lapierre Marcel, c'est pour remercier. Celui qui «se tient entre les foudres». Celui qui s'est adjoint «la pensée d'un alambic, d'une soif meilleure». Celui qui marche.
Lorsque j'évoque sa rupture c'est qu'elle a paru si nécessaire. Les jours que l'on nous fait, trop souvent vidés de leur saveur, sont appelés à une autre respiration. Encore et toujours.
À chacun ses mots. À chacun sa richesse. À chacun son or.

J. Camille Goy



  • La présentation de l'éditeur

«Je suis belle, ô mortels, comme un rêve de pierre».

Il s'agit bien de mettre Marcel Lapierre, homme d'effraction, homme de rupture, un peu en alexandrins. Mais il s'agit aussi, avec sa complicité, d'établir que nous sommes nous-mêmes ce luxe auquel nous prétendons.

Baudelaire aurait aimé ce vin-ci.

«Une heure d'ascension dans les montagnes fait d'un gredin et d'un saint deux créatures à peu près semblables».

Une marche entre des pierres nous rend donc la raison. Et le goût si souvent.

Nietzsche aurait aimé l'homme trempé, le sculpteur de lui-même. Le vainqueur qui n'a pas cru au hasard.

Jules Chauvet objectait en poète. Marcel Lapierre, flâneur sans complaisance, a refusé la férule.




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