Passion du livre - tout sur le livre : Au pays du long nuage blanc : journal, Wellington août 2003-janvier 2004

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Au pays du long nuage blanc : journal, Wellington août 2003-janvier 2004

Couverture du livre Au pays du long nuage blanc : journal, Wellington août 2003-janvier 2004

Auteur : Charles Juliet

Date de saisie : 06/05/2005

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 978-2-84682-058-5

GENCOD : 9782846820585


  • La présentation de l'éditeur

Le titre de ce livre, Au pays du long nuage blanc est emprunté à une légende maorie très connue. C'est une manière poétique de désigner la Nouvelle-Zélande.

Charles Juliet a écrit ce journal au cours d'une résidence de cinq mois qu'il effectuée l'année dernière à Wellington. Il l'a tenu avec assiduité, afin de garder trace de ce qu'il a vécu au long de ce séjour.
On trouvera dans ces pages le récit de ses rencontres, de ses voyages à Auckland, et dans l'île du sud à Dunedin et Christchurch, puis de son passage à Singapour. On trouvera également des notes de lecture, des notes sur la Nouvelle-Zélande, sur ses habitants, des notes de réflexion sur la création poétique alternant avec des souvenirs d'enfance et des poèmes.

Ces pages d'une certaine diversité n'ont rien d'anecdotique. Écrites avec rigueur, elles ont été méditées et sont d'une réelle densité. Plusieurs ont trait aux thèmes de prédilection de cet auteur : quête de soi, recherche d'une meilleure compréhension des autres et du monde. Bien que différent des cinq tomes précédents, ce Journal s'inscrit tout naturellement dans leur prolongement.



logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com



  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 2 juin 2005

Jamais il n'est si longtemps allé si loin. Il n'en revient pas - au sens propre. Cinq mois en Nouvelle-Zélande, lui qui ne parle même pas l'anglais ! Il a donc voulu tenir le journal intime de sa propre stupéfaction, la chronique exhaustive de son dépaysement. C'est très émouvant... Il s'étonne de voyager comme il s'émerveille d'être devenu un écrivain, avec une part de naïveté qu'il revendique et dont il tient qu'elle le protège du désenchantement où tombent la plupart de ses contemporains. Pour celui qui a vaincu la pauvreté, l'ignorance, le mutisme, la dépression, la tentation du suicide, qui a été «entravé», «verrouillé», tout semble en effet une manière de miracle. L'année de l'éveil sans cesse recommencée... De toutes les rencontres qu'il a faites en Nouvelle-Zélande, la plus marquante est celle d'une morte, la poétesse et nouvelliste Katherine Mansfield. Il visite sa maison natale à Wellington. Il s'imprègne de son enfance et des rhododendrons qu'elle a respirés. Il caresse ses manuscrits à la National Library. Il relit sa Correspondance et la tutoie comme une soeur ombrageuse. Il pense avec la jeune tuberculeuse que la seule façon d'atteindre à la connaissance et à l'amour, c'est la douleur. Il a l'impression de se retrouver dans sa solitude et son exil - elle est morte à Fontainebleau, sous la coupe de l'inquiétant Gurdjieff, à l'âge de 34 ans. Et lorsqu'il est de retour à Lyon il regrette déjà les paysages dont Katherine Mansfield avait la nostalgie. On a l'impression que Charles Juliet n'a tenu ce Journal que pour offrir à l'auteur de «la Maison de poupée» de revoir, une dernière fois, son pays natal. Cadeau.


  • La revue de presse Monique Petillon - Le Monde du 6 mai 2005

Longtemps, parce que "l'écriture tenait du secret", Charles Juliet n'a pu s'y livrer que chez lui, entouré de ses livres et des toiles de ses amis peintres, Estève ou Madeleine Charbonnier. L'été, dans le "grenier" de Jujurieux ­ le village de l'Ain où il est né en 1934. Ou, non loin de la place Bellecour, à Lyon, dans cet appartement, au sortir duquel il aime retrouver "la pulsation de la ville". "J'aime aussi, dit-il, écrire en marchant, surtout des textes brefs, des notes de Journal ou des poèmes. Je fais des ratures mentales."

Aujourd'hui, d'une résidence de cinq mois en Nouvelle-Zélande, il rapporte un Journal qui prolonge celui qu'il tient depuis près d'un demi-siècle... De son enfance paysanne, dans une famille adoptive, il dit avoir gardé la ténacité, la lenteur. "J'ai gardé des vaches pendant des années : je n'allais à l'école que cinq mois par an, de la Toussaint à Pâques." De sa vie d'enfant de troupe, à Aix-en-Provence, l'angoisse et la rébellion. "Beaucoup de jeunes gens sont morts parce qu'ils avaient fait cinq fautes au brevet élémentaire : c'était éliminatoire. Il fallait qu'ils s'engagent et très tôt ils partaient en Indochine." "J'aurais aimé, dit-il, être médecin." A 23 ans, il renonce à ses études, à l'Ecole du service de santé de Lyon, pour se consacrer à l'écriture. C'est le début d'une descente aux enfers. "Je n'avais pas les moyens d'expression à la mesure de ce que je voulais." Ses rencontres avec d'autres solitaires, Beckett ou le peintre Bram Van Velde sont intenses, ponctuées de longs silences : il note, de mémoire, de rares propos, fulgurants...


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli