Passion du livre - tout sur le livre : Les assouplissements du cheval
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.. Les assouplissements du cheval

Couverture du livre Les assouplissements du cheval

Auteur : Guillaume Henry

Date de saisie : 07/12/2011

Genre : Guides et conseils pratiques

Editeur : Belin, Paris, France

Prix : 16.90 € / 110.86 F

ISBN : 9782701157849

GENCOD : 9782701157849

Sorti le : 27/08/2011

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • La présentation de l'éditeur

Un exercice mal fait est non seulement inutile, il est surtout nuisible. C'est pourquoi, pour bien monter à cheval, il est indispensable de comprendre ce que l'on veut obtenir et comment le demander à son cheval.

Écrit par un instructeur dans un langage clair et moderne, ce livre explique tout ce qu'il faut savoir sur les assouplissements du cheval. En procédant du général au particulier, il les divise en trois grandes catégories - les assouplissements longitudinaux, ceux à partir du cercle et les assouplissements latéraux - les définit, et explique la progression de l'un à l'autre.

Pour chacun d'eux, il détaille ensuite leur utilité, leurs limites, leurs exercices préparatoires, la façon de les demander, et les défauts susceptibles d'être rencontrés chez le cheval ou son cavalier.

Cet ouvrage est non seulement un outil pédagogique indispensable à tous les cavaliers, mais aussi un complément direct pour passer ses Galops ou ses examens professionnels.

L'AUTEUR

GUILLAUME HENRY est instructeur d'équitation. Cavalier de dressage, il est l'auteur de plusieurs livres techniques.





  • Les premières lignes

Généralités

Éducation et assouplissements

Le but de l'éducation du cheval est commun à tous les cavaliers : il vise à se rendre maître du cheval pour tirer le meilleur de ses possibilités. Les méthodes, en revanche, diffèrent suivant les traditions, les usages auxquels le cheval est destiné, les disciplines, les hommes, les chevaux... Si forcer l'obéissance est à la portée de beaucoup, l'acceptation généreuse dans la préservation du caractère et de la personnalité du cheval ne peut être obtenue que par un cavalier mûr et réfléchi. Il existe une règle fondamentale à ne jamais perdre de vue : qu'il s'agisse d'assouplissements ou de toute autre action, l'exercice est indissociable de la façon de l'entreprendre. Certains, parmi les meilleurs écuyers, disent même que ce n'est pas l'exercice qui dresse mais la manière dont il est demandé.

Les assouplissements ne sont donc pas une fin en soi. Ce qui compte, c'est la façon dont ils sont effectués et, en conséquence, ce qu'ils apportent. Certains écuyers ne les utilisaient d'ailleurs pas, à l'image du capitaine Beudant, qui rapporte dans ses Souvenirs Équestres : «[...] reconnaissons que les exercices d'assouplissement, le travail de deux pistes, etc., ne sont que des exercices de fantaisie et d'agrément pour le cavalier. En réalité, pour le dressage ordinaire, il suffit d'apprendre au cheval à se porter en avant sous l'action des jambes et à fléchir la mâchoire au contact de la main par les rênes, car la bouche est "le point d'appui" qui permet à la main de manoeuvrer les leviers de commande qui produisent les allures et l'équilibre. Or, pour obtenir ces deux résultats, point n'est besoin de travail de deux pistes : main pour sentir la bouche, puis jambe pour donner l'impulsion, puis main, puis jambe, et ainsi de suite jusqu'à ce que la légèreté se produise par le simple poids de l'une ou de l'autre rêne.» Mais tout le monde n'est pas Beudant : les assouplissements vous seront donc bien utiles, à condition de n'être pas détournés de leur objectif, qui est d'assouplir. Il faut les choisir et déterminer leur fréquence en fonction de leur utilité réelle et de l'amélioration effective qu'ils engendrent. Leur but est de favoriser la maniabilité dans la décontraction et la légèreté; et leur efficacité n'est pas liée à la distance parcourue... bien au contraire !

Pour comprendre comment ils servent l'éducation du cheval, il faut être bien conscient de la «problématique» du dressage : le cheval est naturellement orienté sur les épaules et son poids se répartit sur une base de sustentation toute en longueur, ce qui le prédispose à se porter «vers l'avant» (course, traction...). Par sa présence, le cavalier surcharge encore l'avant-main, puisque deux tiers de son poids y reposent. Cet équilibre n'est favorable qu'à une mobilité vers l'avant : le cheval monté étant «sur les épaules», il n'a qu'une solution, aller plus vite, partir droit devant.

Pour qu'il devienne maniable, il faut le «modeler» physiquement et psychologiquement pour lui permettre d'acquérir, monté, de l'aisance dans ses déplacements et une mobilité en tous sens à la moindre demande du cavalier.

L'éducation du cheval vise donc à l'assouplir, à le muscler, afin qu'il grandisse et allège son avant-main, qu'il reporte du poids sur son arrière-main et qu'il engage et fléchisse ses postérieurs. Il accédera alors à une «attitude d'équilibre [dans laquelle il est] prêt à déplacer sa masse dans n'importe quelle direction (comme s'il était une boule de billard) ou susceptible de travailler tantôt sur des bases longues, tantôt sur des bases courtes (c'est-à-dire que l'extension des allures s'obtient aussi aisément que leur raccourcissement ou leur élévation)». En d'autres termes, il sera alors dans un équilibre tel que vous pourrez «pianoter» sur la gamme de chaque allure, de leur plus complète extension à leur plus haut relèvement.

Cet équilibre porte un nom : il s'agit du rassembler dans l'attitude du ramener. Pour en arriver là, la doctrine de l'École française propose de s'appuyer sur trois grands principes : impulsion, flexibilité, légèreté. «Envisagée d'une manière générale, affirme le général L'Hotte, l'équitation est l'art de régir les forces musculaires du cheval. [...] Nous serons maîtres de régir ces forces musculaires au moment où nous aurons su marier intimement l'impulsion à la flexibilité élastique des ressorts.» Or, cette flexibilité «ne peut être acquise qu'après avoir discipliné, façonné les muscles ou, si l'on veut, les cordes qui les font mouvoir, et les avoir accordées dans leurs actions combinées.» L'éducation du cheval se fonde donc sur une gymnastique visant à développer ses moyens et sa souplesse. Tous les chevaux ne peuvent accéder à un rassembler ou un ramener complet (et donc «idéaux»), mais ces deux objectifs doivent rester au coeur de votre travail. Les exercices qui y mènent se nomment «les assouplissements».


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