Carnets de voyages intérieurs : ayahuasca medicina, un manuel / Passion du livre

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Couverture du livre Carnets de voyages intérieurs : ayahuasca medicina, un manuel

Auteur : Jan Kounen

Préface : Alejandro Jodorowsky

Date de saisie : 03/07/2014

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Mama éditions, Paris, France

Collection : Témoignages

Prix : 24.00 €

ISBN : 9782845940482

GENCOD : 9782845940482

Sorti le : 02/04/2011

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Ces textes sincères et courageux, parfois écrits à chaud, nous emmènent
de Paris au Pérou, d'expériences limites en scènes désopilantes, de doutes existentiels en illuminations chamaniques. Défis personnels et spirituels, vertige des perceptions, humour et sueurs froides alternent en une danse
de la conscience baladée aux frontières de la raison.

Ces carnets traversent la décennie, de l'effondrement des Twin Towers
aux marches du festival de Cannes, en passant par le tournage
plus que spécial de Blueberry  : quand un cinéaste un peu frappadingue rencontre un chamane du bout du monde, sa vie devient très vite un film de science-fiction.

En seconde partie, un manuel pratique vient compléter les récits.
Au fil d'innombrables visites passées à côtoyer la médecine traditionnelle shipibo dans la jungle amazonienne, Jan Kounen a accumulé une multitude de connaissances qu'il transforme en conseils, des plus concrets
aux plus subtils.

Illustré par vingt dessins inédits de l'auteur.

Jan Kounen est cinéaste. Il a réalisé, entre autres, Dobermann, Blueberry, 99 Francs, Coco Chanel & Igor Stravinsky, ainsi que plusieurs documentaires, dont Darshan, l'étreinte et D'autres mondes. Il est aussi l'auteur du livre Visions  : regards sur le chamanisme, et coauteur, avec Jeremy Narby et Vincent Ravalec, de Plantes & chamanisme, Conversations autour de l'ayahuasca
& de l'iboga.





  • La revue de presse David Dupuis - Le Nouvel Observateur du 2 juin 2011

Le corps principal des «Carnets de voyages intérieurs» est constitué de notes chronologiques prises à la suite de ses expériences avec l'ayahuasca et les différentes plantes médicinales amazoniennes. On y découvre Kounen en explorateur de la psyché, traversé de terreur et d'illuminations dans un vertige de perceptions hallucinées. Les textes, écrits à chaud, rythmés par les chants des guérisseurs et les vomissements de l'initié, embarquent le lecteur dans le monde des esprits des plantes au gré de visions kaléidoscopiques. On suit la progression du cinéaste dans la compréhension de ce monde mystérieux, ses errements, les impasses psychiques auxquelles il se bute, avant de s'envoler de plus belle vers de nouvelles illuminations chamaniques. L'expérience de l'ayahuasca y semble salvatrice mais douloureuse, thérapeutique mais dangereuse, fascinante mais terrible...
Barré, Kounen ? Pas tant que ça. Tout au long de ce récit surréaliste, on sent en effet les efforts de l'auteur pour rendre compte de l'expérience, lui attribuer de la signification par rapport aux conceptions occidentales.



  • Les premières lignes

Extrait de la préface de Alejandro Jodorowsky

Marpa, le cruel instructeur du saint tibétain Milarepa, enseignait le détachement en affirmant que tout n'était qu'illusion. Un jour son fils mourut. Marpa commença à pousser des sanglots déchirants. Ses disciples étonnés lui dirent : «Mais enfin Maître, pourquoi pleurez-vous ? Puisque tout n'est qu'illusion ?» Le gourou répondit : «C'était la plus belle des illusions.»
Dans un univers où rien n'est réel, l'individu imaginatif se heurte à des rêves qui vont d'enfers atroces jusqu'à des sommets paradisiaques. Il y a ceux qui se laissent vaincre par les cauchemars, acceptant l'horreur, et se transforment en démons qui se targuent d'être «normaux, comme tout le monde». Les autres, déambulant sur le chemin de la sainteté, cherchent l'illusion la plus belle. Les alchimistes l'ont incarnée dans la pierre philosophale, Platon l'a vue dans le monde «des idées pures», les bouddhistes zen l'ont nommée «illumination», les surréalistes ont vénéré l'amour démesuré et la plupart des êtres humains aspirent à trouver le bonheur. Toute religion, toute doctrine politique, toute science est à la poursuite de l'illusion la plus belle. De tous les arts, le cinéma est celui qui, de manière infructueuse, parce qu'il est devenu un commerce vulgaire, a essayé de nous la montrer.
Qu'est-ce que l'initiation ? C'est l'activité spirituelle qui nous apprend, entre deux options, à toujours choisir la plus belle. De temps en temps, au milieu du tumulte de créateurs prostitués, surgit un idéaliste qui aspire à filmer la plus magnifique des illusions. Dès ses premiers essais, les démons de l'obscurité lui tombent dessus, avec leur angoissant cauchemar économique. On lui demande d'être modéré, d'être publicitaire pour des produits nocifs, de maquiller ce qui est faux, d'exalter des limites de toutes sortes, de brandir un drapeau national, de caresser le périnée du public ou de plonger son cerveau dans un monde infantile. Le chercheur de l'illusion la plus belle a la sensation d'être un poisson qui nage à contre-courant.
S'il choisit le métier de cinéaste, l'artiste se voit obligé, pour survivre, de faire des concessions. Avec des produits hypocritement commerciaux - et dès que l'on parle de commerce, il faut oublier l'illusion la plus belle -, il doit glisser subrepticement quelques séquences, scènes ou images qui, tel un lointain parfum, rappellent aux spectateurs la finalité suprême de cette vie onirique : parvenir à connaître l'illusion la plus belle.


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