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Couverture du livre Vatican : société anonyme : les arcVatican : société anonyme : les archives secrètes du Vaticanhives secrètes du Vatican

Auteur : Gianluigi Nuzzi

Date de saisie : 15/04/2011

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Hugo Doc, Paris, France

Prix : 19.50 €

ISBN : 978-2-7556-0699-7

GENCOD : 9782755606997

Sorti le : 24/02/2011

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Ce livre a été une bombe en Italie et en Allemagne. 27 semaines en tête des ventes italiennes et 12 semaines dans les 10 meilleures ventes allemandes.

Après la faillite de la banque Ambrosiano dans les années 80, le Vatican pensait en avoir fini avec les scandales financiers. Ce n'était qu'un voeu pieux. En 2003, le journaliste Gianluigi Nuzzi a eu accès à des archives inédites, riches de milliers de documents (lettres, rapports, bilans, procès-verbaux, virements bancaires) conservés au secret jusqu'à sa mort par un personnage-clé de la banque du Vatican. S'appuyant sur ces archives, ce livre révèle un nouveau scandale, dont la cheville ouvrière fut un autre prélat.

Celui-ci avait créé, à l'intérieur de l'IOR la fameuse banque du Vatican - et avec de nombreuses complicités, un réseau parallèle de comptes affectés à des fondations ou à des associations de bienfaisance fictives, qui en réalité cachaient les noms de banquiers, d'entrepreneurs, de promoteurs immobiliers, de mafieux et d'hommes politiques de premier plan comme Giulio Andreotti. Ont transité sur ces comptes des centaines de millions d'euros, de l'argent «sale», comme le méga pot-de-vin de l'affaire Enimont révélé par l'opération Mains Propres, mais aussi de l'argent «propre» comme les dons de milliers de fidèles du monde entier ! Il s'agissait là d'un véritable système offshore, une officine de recyclage utilisée également par la Mafia pour ses «affaires» industrielles, financières et politiques, dans la discrétion et l'anonymat le plus complet. Un paradis fiscal sous le contrôle exclusif de l'État du Vatican. Le tout au nom de Dieu.

Un document inouï où s'entremêlent comme dans les meilleurs romans policiers - religion, politique et Mafia, avec suicides, pendaisons et empoisonnement à la clé.

Gianluigi Nuzzi est journaliste. Collaborateur de différents journaux comme II Corriere della Sera ou II Giornale, aujourd'hui correspondant de Panorama, il suit depuis 1994 les principales enquêtes judiciaires et financières en Italie.





  • La revue de presse Philippe Ridet - Le Monde du 31 mars 2011

Emerge de ces pages documentées la face cachée des finances du Vatican, qui, avec l'affaire Marcinkus dans les années 1980, pensait en avoir fini avec les scandales. Mais un autre prélat avait créé, à l'intérieur de l'IOR - la fameuse banque du Vatican -, un réseau parallèle de comptes affectés à des fondations ou à des associations de bienfaisance fictives, qui en réalité cachaient les noms de banquiers, d'entrepreneurs, de promoteurs immobiliers, de mafieux et d'hommes politiques de premier plan. L'argent sale s'y recycle, les dons y prospèrent à l'abri de tout contrôle. Un paradis fiscal sous le contrôle exclusif du Vatican ? Oui, mais au nom de Dieu.



  • Les premières lignes

Grandeur et décadence de Marcinkus

Un garde du corps très particulier

Dans les années cinquante, un jeune prêtre américain arpente les couloirs du Saint-Siège ; il suit les cours de droit canon à la Grégorienne. C'est un homme imposant, d'un mètre quatre-vingt-six, au pas décidé. Il vient de Cicero, un quartier violent du Chicago d'Al Capone, né de parents lituaniens émigrés en 1922. Il s'appelle Paul Casimir Marcinkus. Il a grandi dans cette banlieue sans foi ni loi où le fameux mafieux avait installé son quartier général. En 1947, il est ordonné prêtre. Après la Grégorienne, Marcinkus est transféré à l'Académie pontificale ecclésiastique, l'université destinée aux diplomates du Saint-Siège. Qu'il soit un astre naissant ne fait aucun doute. A trente ans à peine, il dispose déjà d'un bureau auprès du secrétariat d'État. Les rumeurs sur son entrée rapide au Vatican se multiplient. D'aucuns lient cette ascension au cardinal Benelli, le secrétaire d'État de l'époque, considéré comme son mentor, et qui souhaitait s'en s'attacher immédiatement les services. D'autres considèrent que les clés lui ayant permis de franchir la porte du pape venaient de ses recommandations américaines, car Pie XII (monseigneur Pacelli) était assez sensible aux thèses anticommunistes du cardinal de New York, Francis J. Spellman. Cette hypothèse paraît la plus plausible et elle mérite un approfondissement. Dans ces années de guerre froide, c'est le puissant prélat américain qui orchestre les relations entre les USA et le Vatican ; il profite de cette opportunité pour renforcer ses relations avec les hommes les plus influents du palais, et notamment l'ingénieur Bernardino Nogara, l'homme qui avait négocié en 19292 les accords du Latran et rendu ainsi florissantes les caisses du Vatican. En novembre 1958, lors des funérailles de cet ingénieur, Spellman en fit un éloge sans réserve : «Après Jésus-Christ, l'homme le plus important de l'histoire de l'Église est Bernardino Nogara.» Il avait fort probablement raison. Selon les estimations de l'historien David Yallop, Nogara laissa un patrimoine d'environ 500 millions de dollars gérés par l'APSA (Administration du patrimoine du Saint-Siège), auxquels il convient d'ajouter 940 millions de dollars de patrimoine de PIOR, qui rapportait à eux seuls 40 millions d'intérêts annuels. Vatican SA est désormais une réalité qui pèse dans le patrimoine financier mondial.
Avec la carte de visite de Spellman en poche, les portes s'ouvrent pour Marcinkus. D n'a pas vraiment le profil du prêtre tel qu'on l'entend généralement. Il fume des cigares romains, fréquente les salons, les terrains de golf et préfère les salles de sport aux sacristies. Mais une rencontre dans les bureaux du Saint-Siège va déclencher un changement profond dans sa vie. Le secrétaire particulier de Pie XII s'appelle alors Giovanni Battisti Montini. Un teigneux, originaire de Brescia, en Lombardie. Bien que son style et son comportement soient aux antipodes de ceux de l'imposant prêtre américain, et après une phase initiale de rejet, Montini va sceller un pacte de fer avec Marcinkus.


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