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Mon vieux

Couverture du livre Mon vieux

Auteur : Thierry Jonquet

Date de saisie : 18/08/2006

Genre : Policiers

Editeur : Seuil, Paris, France

Collection : Seuil policiers

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 978-2-02-055790-0

GENCOD : 9782020557900


  • La revue de presse Martine Laval - Télérama

Souvenez-vous. C'est l'été 2003. Il fait chaud. De plus en plus chaud. Les jours passent, la chaleur grimpe, l'inquiétude grandit. La panique s'installe. Les maisons de retraite se transforment en mouroirs. Les hôpitaux débordent de patients. Les urgentistes crient au secours, suivis de près par les pompes funèbres, d'habitude si silencieuses... Fin août, le verdict tombe : quinze mille décès. Cela s'est passé en France, et nulle part ailleurs. On s'interroge. A qui la faute ?... Pour un écrivain comme Thierry Jonquet, toujours prêt à dénoncer les détraquements de notre société, un tel événement ne s'enterre pas à la hâte. Ce même mois d'août, presque en transe face à tant d'horreurs, il épluche les journaux, enquête, rencontre ceux qui se battent sur le front de la mort (médecins, infirmiers, pompiers...), puis se met à bâtir une intrigue. Son roman, Mon vieux (celui qu'il vous faudra emporter pour vos vacances au soleil !), a pour «décor» la canicule de l'été dernier et met en scène les habitants d'un quartier de Paris, Belleville... Mon vieux est un texte formidablement construit. Dialogues natures et suspenses maîtrisés s'enroulent avec intensité... Cet écrivain-là n'est pas un adepte de la pureté stylistique, mais un formidable raconteur d'histoires, un bâtisseur de satires, un empêcheur (efficace !) de respirer en bonne (in)conscience. Il a l'indignation au ventre... Thierry Jonquet n'a pas d'états d'âme : de livre en livre, il oeuvre à bousculer la morale. Il est l'un des rares en France à être resté fidèle à son engagement d'auteur de romans noirs : écrire le monde, montrer l'ignoble. Il adopte les méthodes journalistiques (enquêtes, interviews, recherche de documentation) et, avec l'aide de son imaginaire, fait revivre ce que l'on a peut-être déjà oublié, zappé, jeté à la poubelle avec les journaux... Il faisait chaud, très chaud. Thierry Jonquet ne pouvait pas se taire. Il s'est mis à écrire Mon vieux. Sans doute, d'abord pour lui-même, pour ne pas mourir de honte.


  • La revue de presse Thierry Gandillot - L'Express

Thierry Jonquet habite Belleville, écrit sur Belleville, pleure Belleville. Loin des chromos pour bobos en quête de frissons populeux et de lofts à retaper, l'auteur de Moloch et d'Ad vitam aeternam n'en finit pas de fouailler les plaies de ce quartier meurtri qu'il a tant aimé et qui, aujourd'hui, lui fait peur. Symbole de cette déchéance: le carrefour balisé par le nouvel immeuble de la CFDT, l'indestructible café La Vielleuse et l'immense complexe chinois Le Royal Belleville-Le Président. Ici se côtoient toutes les races, les religions, les misères du monde... A l'ombre des bulldozers saccageant le vieux Belleville pour laisser la place aux promoteurs, l'impeccable Thierry Jonquet distribue les cartes d'une infernale partie de poker où tous les joueurs auraient récupéré une mauvaise main... Sur les trottoirs de Belleville, il vaut mieux regarder où l'on pose les pieds.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire

Pointer le moment où tout bascule, où s'inverse la courbe de la fatalité, voilà ce que raconte Thierry Jonquet à travers quelques histoires d'hommes qui, a priori, n'ont rien en commun... Thierry Jonquet est un montreur de marionnettes. Il déplace un personnage, en reprend un autre, bouscule le troisième et parvient en quelques pages à créer un univers sombre et poisseux où tout devient possible, où les plus braves gars sont prêts à tuer pour régler leurs problèmes de famille. On sent très vite que ses héros vont en baver - les gentils en particulier. Ce que le romancier parvient le mieux à retranscrire, c'est le quotidien de ces personnages sans grâce... On retrouve dans Mon vieux le ton de Moloch et de Ad vitam aeternam, cette jubilation à progresser jusqu'au bout de l'ignoble pour se raccrocher aux branches d'une fin - presque - morale. Car Jonquet est aussi un sentimental, heureusement.


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