- Jacques Chessex
- Grasset, Paris, France
Poète, essayiste, romancier, peintre, Jacques Chessex est l'auteur d'une oeuvre importante où l'on retient, entre autres, les romans suivants : L'Ogre (1973, Prix Goncourt, publié dans Les Cahiers Rouges), La Trinité (1992), Monsieur (2001), L'Economie du ciel (2003), L'Eternel sentit une odeur agréable (2004). La transgression est au coeur de l'oeuvre de Jacques Chessex. Mais peut-il y avoir un plus grand péché qu'aimer d'amour charnel une sainte ? Le narrateur, «médiocre professeur chassé de l'enseignemen (...)
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L'éternel sentit une odeur agréable
- Jacques Chessex
- Grasset, Paris, France
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- Jacques Chessex
- B. Campiche, Orbe, Suisse
Jacques Chessex n'a jamais été un enfant : il prétend n'avoir pas connu ce bonheur, ni la nostalgie de ce bonheur. (...) Né en 1934 en terre calviniste, il a grandi sur les bords du lac Léman en simulant chaque jour la joie, la politesse, l'insouciance. Cette enfance-là n'en finissait pas : il rongeait son frein, aspirait à être un homme. A quinze ans, il découvrit 1 amour, et, encouragé par son professeur, Jacques Mercanton, publia ses premiers poèmes dans sa vingtième année. C est alors que son père, Pier (...)
En savoir plus sur "L'imparfait : chronique"
- Jacques Chessex
- Grasset, Paris, France
En 1903 à Ropraz, dans le Haut-Jorat vaudois, la fille du juge de paix meurt à vingt ans d'une méningite. Un matin, on trouve le couvercle du cercueil soulevé, le corps de la virginale Rosa profané, les membres en partie dévorés. Horreur. Stupéfaction des villages alentour, retour des superstitions, hantise du vampirisme, chacun épiant l'autre au coeur de l'hiver. Puis, à Carrouge et à Ferlens, deux autres profanations sont commises. Il faut désormais un coupable. Ce sera le nommé Favez, un garçon de ferme (...)
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- Jacques Chessex
- Grasset, Paris, France
«Longtemps j'ai eu le temps. C'était quand ma mère vivait. J'étais désagréable avec elle, ingrat, méchant, je me disais : j'aime ma mère. Elle le sait ou elle finira bien par le savoir. J'ai le temps. En attendant, le temps passait. Je rencontrais ma mère, je la blessais parce que tout en elle me blessait. Son esprit était droit, sa pensée juste, son élégance de bon goût, sa taille bien prise, son regard d'un bleu un peu gris était pur et me voyait. Et moi je n'étais pas digne de ce regard.» Un fils parl (...)
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